Tour en 4×4 de San Pedro de Atacama à Uyuni (29/05 – 31/05)

IMG_00851 (11)rA 8h, un mini bus de l’agence Cordillera Traveler nous récupère à notre hostal. Nous passons prendre d’autres touristes à leur hôtel et filons à la douane pour présenter nos passeports et obtenir le tampon de sortie du territoire chilien. Il nous faut attendre une heure pour passer la douane chilienne car il y a 5 autres mini bus devant nous.

Le chauffeur, un chilien, nous annonce qu’il nous déposera à la frontière et qu’à partir de là, nous devrons continuer en 4×4. Nous sommes aussi prévenus que (c’est un peu tard, on a payé notre tour) :

  • San Pedro de Atacama est à 2400m d’altitude, la frontière avec la Bolivie  à 4400m et nous allons grimper ces 2000m en une heure !
  • Sur la route, pas de garage, pas d’assistance médicale, pas de réseau

Il résume le tout en nous disant « c’est l’aventure » !

Normalement, il ne faudrait passer des paliers d’adaptation pour bien gérer l’altitude, surtout après 3000m, il ne faut pas monter si rapidement.

A bord du mini-bus, on supporte visiblement tous bien l’altitude.

En route, le chauffeur nous montre un gazoduc et nous explique que le gaz vient de Bolivie, est vendu à l’Argentine, qui le revend au Chili (alors que le Chili et la Bolivie sont voisins). Les Chiliens et les Boliviens ne s’entendent pas, c’est historique. San Pedro de Atacama et Calama étaient auparavant des territoires boliviens et appartiennent, depuis une petite guéguerre, au Chili.

Nous arrivons à la frontière, prenons un petit déjeuner, passons la douane bolivienne (et hop un tampon de plus sur nos passeports) et repartons en 4×4 avec deux Londoniennes qui voyagent 3 mois en Amérique du sud.

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Un 2ème 4×4 de la même agence embarque notre ami Brian et 4 Australiens qui voyagent pendant 7 mois en Amérique du sud et vont à la coupe du monde au Brésil dans quelques jours. On vous l’avait dit qu’on n’était pas les seuls à prendre quelques mois pour voyager !

Nous rentrons dans le Parc national Eduardo Avaroa, une réserve naturelle de 78 000 km2 et devons nous acquitter d’une entrée à 150 bolivianos (15€). Comme vous pouvez l’imaginer, la réserve est immense et en à peine 2 jours, nous ne pourrons en voir qu’une petite partie. Rien que de balader en 4×4 est appréciable, il y a des volcans et des lagunes partout, les paysages sont chouettes.

Notre 1er arrêt se fait à la laguna blanca. La couleur blanche est due à un minéral, le borex, qui sert à fabriquer de la porcelaine. Nous apercevons des flamants roses. Les pauvres, ils doivent avoir froid. Il fait beau, il n’y a pas un nuage mais il y a du vent.

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Nous poursuivons avec la laguna verde. Sa couleur est due à la présence de magnesium et de potassium. L’eau est toxique pour les oiseaux, nous n’en verrons pas un seul.

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Sur le trajet, notre chauffeur s’arrête inspecter un pickup accidenté qui semble avoir fait plusieurs tonneaux. Apparemment ce serait un véhicule volé et il y aurait eu course-poursuite avec l’armée… On ne sait pas ce que sont devenus les occupants.

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Nous passons près du Desierto Dali. Dali a peint un lieu similaire sans y être venu. Les Boliviens ont alors donné au lieu le nom de Desierto Dali : c’est une colline avec devant elle des monticules de 20-30 mètres.

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L’arrêt suivant se fait près d’un bassin d’eaux thermales. L’eau est à 38° mais il fait froid dehors et nous redoutons le moment où nous allons sortir de l’eau. C’est pas grave, on s’est déjà baigné dans des eaux chaudes.

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La journée se poursuit avec un arrêt près de cratères en ébullition « Fumerolas ». Nous sommes déjà à 5000m d’altitude, plus haut point de notre trajet. On se croirait à Rotorua en Nouvelle-Zélande : de la fumée s’échappe des critères, la boue est en ébullition et ça sent le soufre ! Le plus impressionnant reste le bruit émis par la fumée qui sort de l’un des cratères. Non, merci le bain de boue, c’est pas pour aujourd’hui, je suis sûre que c’est trop chaud !

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Nous terminons la journée par un stop à la laguna colorada, de couleur rose avec plein de flamants. La couleur de la lagune est due à des plantes microscopiques et à des algues. C’est magnifique toutes ces lagunes de couleurs différentes. Le chauffeur nous dit qu’il y a même des lagunes de couleur noire (due à la lave), de couleur jaune, transparentes…

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Nous arrivons à l’hostal où nous dormirons tous ensemble et dînons. A 20h, tout le monde est couché. Nous sommes prévenus qu’il va faire froid. Nous avons déjà 3 couvertures au-dessus de chaque lit mais chacun rajoute un voire 2 sacs de couchage. Avec nos duvets en plume, nous n’avons pas froid mais nous ne trouvons pas le sommeil. Sûrement l’altitude et surtout le dénivelé de 2600m pris en une journée. Nous ne sommes pas les seuls, presque aucun d’entre nous n’a pu dormir.

Le vendredi, lever à  6h30 pour décoller à 8h. Nous commençons par découvrir l’arbol de piedra et ses copains, les roches volcaniques pétrifiées. Ici, s’arrête le parc Eduardo Avarao.

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Nous nous arrêtons ensuite à 3 lagunas. Ce seront les dernières lagunas et les derniers flamants roses de notre tour. C’est sympa d’approcher ces flamants roses qui pataugent dans les lagunes au pied des montagnes aux sommets enneigés !

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Un peu plus loin, nous voyons de près un renard. Apparemment, il ne craint pas la présence de l’homme et vient chercher à manger.  Nous nous arrêtons pour observer un volcan actif, on ne voit qu’un peu de fumée sortir de son cratère.

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On termine la journée assez tôt et déposons nos affaires à l’hôtel de sel où nous dormirons cette nuit. Les murs, les sommiers, les tables, les tabourets sont en sel (on suppose que c’est du béton recouvert de sel), le sol est recouvert de sel. David a testé, c’est vraiment du sel !

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Samedi matin, lever à 4h30 pour démarrer à 5h et voir le lever de soleil sur le salar d’Uyuni. Le salar d’Uyuni est le plus grand désert de sel au monde, avec une superficie d’environ 12000 km2. Une partie du salar est exploitée pour la commercialisation du sel. La couche de sel semble très épaisse. Les 4×4 roulent à toute allure dessus. Espérons qu’ils le conservent quand même leur salar !

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Nous nous arrêtons sur l’île Incahuasi, une des îles du salar où nous prenons le petit déjeuner et pouvons grimper pour avoir une vue sur le salar. Il y a plein de cactus sur l’île (disons plutôt que c’est une petite montagne), c’est chouette !

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Nous passons le reste du temps à prendre la pause dans le salar. Le salar est plat, ce qui permet de faire plein de photos marrantes en posant à différents plans.

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Un peu plus loin, nous apercevons une statue du Dakar qui est passé en Argentine, au Chili et en Bolivie (par le salar entre autres) en 2014.

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Nous visitons le cimetière de trains à Uyuni, les locomotives dateraient de la fin des années 1800. Notre chauffeur nous dépose dans le centre et nous passons l’après-midi dans la ville (ya pas grand-chose à voir) avant de prendre notre bus pour La Paz. Brian prend aussi le bus avec nous.

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Une bafouille

  1. Stéphanie

    Trop chouettes ces photos et trop marrantes!enfin j´ai le temps de regarder ce vous faites, super, continuez!!!Ca donne envie!

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