Rotorua, bienvenue dans l’antre du diable ;-) (04-05/04)

IMG_5180rNous prenons la route pour Rotorua qui n’est qu’à 82 km de Taupo.

C’est une ville de 70 000 habitants avec 35% de population maori. Et ça se voit en ville, nous n’avons jamais autant croisé de Maoris qu’ici. On a l’impression qu’ils « zonent » pour certains, qu’ils ne sont pas hyper bien intégrés au reste de la population et que ce ne sont pas eux les mieux éduqués.

En entrant dans la ville à bord de notre van, on sent tout de suite l’odeur d’œuf pourri. En effet, l’activité géothermique est intense et on sent beaucoup le soufre. Bof…

La ville n’a pas énormément de charme. Le Lonely Planet nous indique que c’est l’un des spots les plus visités dans l’île du nord avec 3 millions de touristes par an. De toutes façons, nous ne sommes pas venus pour la ville elle-même mais pour la région. Il y a des villages maoris, des geysers, des piscines de boue, des volcans…

Le soir, à notre camp-site, nous faisons connaissance avec un Allemand, en congé sabbatique pour un an et qui voyage à vélo depuis 5 mois en NZ. Quel courage, je suis admirative ! Il nous pose des questions sur notre tdm et est intéressé pour rentrer en vélo via la Russie. Grand fou, la Russie ça fait 9000 km d’est en ouest ! Finalement, il semble se décider pour rentrer en vélo de Kong-Kong jusqu’en Allemagne en prenant le transsibérien de Pékin à Moscou.  J’admire vraiment les cyclistes campeurs que l’on croise. Par tous les temps, il faut être motivé et surtout s’armer de courage car la NZ, c’est loin d’être plat !

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Le lendemain matin, samedi 5 avril, mauvaise surprise au réveil, nous apprenons par mail que notre vol Auckland-Buenos Aires, que nous avons réservé il y a 10 mois est annulé par la compagnie aérienne Aerolineas Argentinas sans explication. Nous devons donc nous mettre en contact avec le voyagiste, lastminute, qui nous a vendu les billets. En cherchant sur internet, on trouve un article daté de novembre 2013 (donc pas d’hier) qu’Aerolineas arrête la liaison NZ-Argentine à compter du 2 avril 2014 car ce n’est pas assez rentable.

Je vous passe les détails sur les galères des jours suivants pour contacter lastminute. On a 10h de décalage avec la France. Il nous faut soit une cabine téléphonique soit le wi-fi et surtout, nous avons besoin d’une solution immédiate,  c’est-à-dire un vol de remplacement et ça lastminute est loin de nous le donner.

Géothermie, ça décoiffe !

Bref, après quelques heures passées au Burger King pour nous connecter à leur wi-fi, nous allons au Kuirau Park, parc arboré où l’activité géothermique est bien visible : des trous se sont fermés (et se forment encore) à de multiples endroits laissant apparaître des petites piscines de boue bouillonnantes, des jets de vapeur sortant de la rocaille. On voit même un cratère de volcan rentré en éruption en 2003 et qui avait à l’époque recouvert de boue tout le parc. On se croirait un peu dans l’antre du diable ! C’est la 1ère fois que l’on voit cela, c’est impressionnant.

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Le village maori

Nous déambulons dans un village soit disant maori. C’est assez vite fait le côté maori : une boutique de souvenirs et d’art fermée (à cause d’un événement familial), un cimetière avec quelques statues maoris, un bâtiment maori. Ceci dit, c’est tout de même joli.
Le plus impressionnant dans ce village, ce sont les vapeurs qui sortent des pavés du parking (et les déplace), des jardins particuliers…bref, de partout. On a du mal à comprendre pourquoi il y a des habitations ici. Un trou de vapeur peut se former n’importe où. Imaginez-vous un matin, vous découvrez  un trou de vapeur formé dans votre salon et qui a pété le sol ! Ils utilisent quand même ces sources de vapeur pour se chauffer.

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