Roadtrip sur le plateau des Boloven (23/01-24/01)

IMG_3027rJeudi 23 janvier

Nous étions donc passés hier à Pakse à la boutique « Miss Noy » pour réserver un scooter. Cette boutique a de très bons commentaires sur le net et nous y sommes donc allés les yeux fermés.

On entend tellement d’histoires d’arnaques au scooter, ça fait peur : Vous louez un scooter en laissant le passeport en caution. Vous partez en virée, un complice vous suit. Il possède le double des clés et vous vole le scooter pendant que vous faites une visite. En retournant à la boutique, on vous réclame une somme exorbitante (1500$) pour vous rendre le passeport… Double bénef pour le loueur !

Hier, le mari belge de la patronne nous a fait tout un topo sur l’itinéraire et les choses à ne pas louper. Il nous a laissé un plan papier, nickel ! Nous allons donc faire une boucle de 200 km environ, sur 2 jours. Une autre option serait de faire une boucle plus grande sur 3 jours, c’est trop pour nous.

Voici donc l’itinéraire, en rouge :

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Ce matin, nous enfourchons donc notre scooter, toujours un Honda  Wave 100 semi-automatique. Il est presque neuf et carbure au poil ! Nous avons pris un minimum d’affaires pour ne pas s’encombrer. Il peut faire froid la nuit aux Boloven, les affaires chaudes sont de rigueur.

Nous partons vers 9h00 dans la circulation de Pakse. C’est moi qui pilote et les réflexes viennent vite. Il faut toujours faire attention aux autres car les voitures et camions peuvent vous couper la route, même quand on pense avoir priorité. Mais il faut avouer qu’au Laos c’est plutôt très facile pour apprendre à piloter un scooter, les gens sont très prudents et il y a peu de circulation en dehors de la ville. Les vaches, cochons et poulets ont tendance à être suicidaires. Les chiens sont plus attentifs, eux !

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Premier stop pour faire le plein : 30000 kips, soit 3€ qui nous permettrons de faire 120km, c’est pas mal.

Au bout de 50 km environ, nous nous arrêtons à des cascades appelées Tad Champee. Elles sont situées au bout d’une piste en terre de 10km, peu de personnes osent s’y aventurer et nous sommes effectivement seuls au monde ! Je me paie un petit plouf pour fêter ça !

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Sur le chemin, de nombreux enfants nous font des sabaidee très insistants, ils veulent une réponse ! Nous tombons sous le charme. Les mamans apprennent aussi à leurs enfants à dire hello ! Nous nous réconcilions vraiment  avec ce pays qui ne nous avait pas impressionnés par l’amabilité de ses habitants jusqu’ici.

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C’est l’heure de manger, de nombreux restaurants jalonnent le parcours, nous en choisissons un au pif. Le patron parle un peu anglais, il nous offre une banane en entrée, et les plats sont peu chers. En prime, nous avons droit à du karaoke à la télé, sport national ici !

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Plus loin nous nous arrêtons dans un petit hameau pour boire un café au « Katu Homestay ». Le patron a ses propres plantations de café et le prépare lui-même. Ça vaut absolument le détour, car c’est un des meilleurs cafés que j’ai pu boire !

Le soir, étape à Tad Lo, un petit village bordé de cascades. Il y a des guesthouses pour tous les budgets. Nous optons pour un petit bungalow pas cher du tout (25000 kips / 2,50€). Le village est très calme et reposant, la vie s’y écoule paisiblement.
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Mercredi 24 janvier

Aujourd’hui nous nous levons tôt car nous avons un gros programme, et nous devons rentrer avant la nuit car il est déconseillé de rouler à la nuit tombée.

Premier stop dans un village ethnique un peu coupé du monde. Un homme nous fait la visite, il s’appelle Monsieur Hook. L’argent de la visite (5000 kips / 0,5€) est directement versé à la communauté du village.

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Le village abrite une ethnie minoritaire appelée « Ketu », qui ont leurs propres coutumes, plus ou moins étranges.

  • Les Ketu parlent leur propre dialecte et ne comprennent pour la plupart pas le laotien.
  • Le village est composé de maisons sur pilotis. Une maison peut héberger une cinquantaine de personnes dans quelques dizaines de m² !

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  • Les habitants survivent plus qu’ils ne vivent. Ils cultivent café et tabac pour leur consommation personnelle.

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  • Les enfants fument dès le plus jeune âge, incités par les parents. Les femmes sont surprenantes car elles fument de gros tarpés coniques. D’autres utilisent une pipe énorme en bambou, où de l’eau permet d’y filtrer les fumées (comme un bang en fait !)

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  • Il arrive que le malheur s’abatte sur certains villageois. Pour se débarrasser de leurs maux, un chien est alors attaché à un poteau et les habitants lui donnent de coups, le mal se transfère alors au malheureux canidé qui au bout d’un moment décède et emporte avec lui tout ce poison. ..
  • Lorsqu’une femme est sur le point d’accoucher, elle part seule ou accompagnée d’une autre femme dans la jungle pour mettre au monde le bébé. Elle reviendra quelques jours plus tard au village, après une cérémonie où le chef du village dira si le bébé est accepté (concrètement le bébé est toujours accepté !)
  • Les Ketu sont polygames. Un homme est souvent marié à une femme avec accord des parents. C’est n mariage arrangé. C’est pour cela que s’ils peuvent se le permettre, ils se marient une seconde fois pour un mariage d’amour.
  • Les gamins dorment n’importe comment :-)

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Nous traçons la route, en prenant le temps de regarder le paysage. Nous ne plafonnons jamais à plus de 60 km/h, souvent du 50 même ! La miss est au guidon ce matin, je stresse un peu à l’arrière (oui je suis une flipette !).

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Arrêt suivant : les chutes de Tad Yuang. De belles cascades relativement hautes et impressionnantes !

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Dernier stop de la journée, une visite de plantations de café chez « Mister Koffie », pour 50000kips (5€) par personne. Un hollandais (ancien informaticien) qui s’est installé ici pour vivre de sa passion du café. Il sélectionne les grains et torréfie lui-même. Il est installé dans un hôtel de luxe surplombant les cascades Tad Fan.

Nous faisons un tour dans les plantations. Le plateau des Boloven réunit toutes les conditions pour y cultiver le café :

  • Un sol volcanique poreux car le café n’aime pas être les pieds dans l’eau.
  • Une altitude idéale, entre 1000m et 1300m.
  • Un climat pas trop chaud et assez humide

Au Laos, il y a une multitude de petits producteurs, qui vivent tant bien que mal de leur production de quelques hectares, et qui cultivent souvent seuls.

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Les caféiers présents ici sont principalement du Robusta, qui est plus grand et plus résistant que l’Arabica.

Ce fut très instructif pour nous, et le bonhomme est super intéressant ! On vous épargne tous les procédés de récolte, y a wikipedia pour ça !

Nous rentrons avant la nuit, en un seul morceau. Ce road-trip en scooter fut une première pour nous et nous y avons pris goût :-)

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3 bafouilles

  1. jesk

    Gros bisouxxxxxxx pour mes onze ans je veuxx le meme scooter

    eglantine et jules

  2. MIMI

    Trop top votre road-trip en scooter, vous devriez prévoir d’en acheter un de retour en France, comme cela vous viendrez me rendre visite avec, cela ne fait que 25o kms de paris,
    Bisooooouuuuuuuuuuuuuuussssssssssssssss

  3. daniel

    Le scooter marche t’il au café lui aussi?

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