Pakse, le carrefour vers le Sud (20/01-22/01)

IMG_3000rLundi 20 janvier

Nous prenons le bus pour Pakse, dans le sud du Laos. On nous annonce 16h de route, on sait que cela sera un minimum…

Le bus doit partir à 6h45. Seulement c’est à 6h45 que l’assistant du conducteur s’affaire à monter les bagages sur le toit. On sait déjà qu’on va partir en retard.

Le bus ne contient que des locaux. Nous sommes les seuls « falang » (étrangers) comme ils nous appellent ici. Pendant les trois premières heures de route, nous ramassons du monde sur la route et le chauffeur, on ne sait pas pourquoi, s’arrête toutes les 30 minutes. 5 à 10 minutes de pause toutes les 30 minutes, on comprend tout de suite pourquoi le trajet est si long !

A 10h30, pause déjeuner. Sauf que le chauffeur ne parle pas un mot d’anglais et qu’on ne sait pas encore qu’il n’y aura pas d’autres pauses pour se rassasier dans l’après-midi. Nous ne déjeunons pas, notre ventre ne râle pas encore et j’avoue que même si on s’est mis à l’heure laotienne, 10h30 pour le déjeuner, c’est un peu tôt. Même à la maison de retraite, ils servent le déjeuner plus tard !

La route est encore sinueuse et pas très bonne jusque Paksan. Le bus met 7h pour parcourir environ 120km, il faut être patient. 17h après avoir quitté Phonsavan, nous arrivons à Pakse. Il est plus de minuit, la guesthouse à laquelle nous avions écrit pour réserver une chambre ne nous a pas répondu. On n’a plus qu’à frapper aux portes de guesthouses ouvertes…

Le bus nous laisse in the middle of nowhere. Nous sommes à peine descendus, qu’un tuk-tuk nous attend pour nous déposer dans le centre. Il nous demande 30 000 kips/personne pour le trajet (6€ à deux), il peut aller se brosser. Voyant qu’on dit non, il baisse son prix mais il est toujours cher. Il a beau être minuit, on marchera !

Il y a des arrangements business entre les bus et les tuk-tuks. Le bus est passé tout près du centre et aurait pu nous laisser là-bas au lieu de nous amener à quelques kilomètres histoire de faire payer le touriste. Nous détestons être pris en otage. Nous attendons que le tuk-tuk qui, au passage a chargé d’autres touristes arrivés entre temps, démarre et hop, nous filons dans la même direction.

Le centre est à moins de 2 kilomètres, on a bien fait d’y aller à pied. Malheureusement, nous sommes contraints de nous arrêter dans une guesthouse encore ouverte à 1h de matin et nous devons payer la chambre le prix fort (120 000 kips, 11€). De plus, l’accueil est déplorable. Pas un mot de politesse, pas un sourire. Mais où sont les gentils laotiens dont on nous a tant parlé ???

Mardi 21 et mercredi 22 janvier

Nous avons changé de guesthouse et avons opté pour une chambre à la Sedone River Guesthouse. Cette guesthouse donne sur une rivière et offre un petit jardin. Confort minimal, mais ça passe !

Mardi, nous en profitons pour nous reposer car les 17h de bus ont été fatigantes. Nous allons explorer la ville et préparons la suite de notre itinéraire au Laos dans le plateau des Bolavens.

Nous tombons sur un supermarché Tang frères. On se croirait (presque) dans le 13ème à Paris. Je prends la pose devant le magasin. Au Laos, Tang frères vend des produits d’hygiène beauté et d’alimentation, avec un choix assez restreint made in Thailand.

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Nous visitons le temple Wat Luang, bien entretenu et qui abrite une école monastique.

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Puis nous nous rendons dans un grand marché, indiqué comme être le plus grand du Laos. Et c’est vrai qu’il est grand : fruits et légumes, viande, poisson (beaucoup de poisson séché à l’odeur infame), sucreries, produits d’hygiène beauté, vêtements, ustensiles de cuisine… On est les seuls touristes dans ce marché qui semble être le rendez-vous des Laotiens. Les regards se portent sur nous, on sent que ce n’est pas un repère à touristes !

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Nous allons ensuite faire une balade le long du Mékong. Le fleuve est large et assez propre. Il y a quelques restaurants flottants au bord de celui-ci. Depuis le bord du Mékong, on aperçoit un énorme bouddha doré situé sur une colline en face.

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En dehors de ça, la ville n’est pas très belle, il n’y a pas grand-chose à voir !

Nous repassons par le centre-ville pour nous renseigner sur la location de scooters dans la boutique d’un Wallon marié à une locale. Il travaille la journée et n’est dispo que le soir pour donner des explications sur les itinéraires possibles dans le plateau des Bolaven. Très intéressant. Nous partirons le lendemain pour la « petite boucle » de deux jours qui nous permettra de voir cascades, plantations de café et thé, villages ethniques.

La rue principale de Pakse, appelée route 13 est en chantier depuis hier matin. C’est le défilé de camions et bulldozers. La route est toute boueuse et devient impraticable, même à pied c’est compliqué. La ville s’est transformée en Bagdad, et cela va faire beaucoup de mal aux commerces. Le patron de la boutique de scooters nous dit que le resto en face chez lui est habituellement plein. Ce soir, il n’y a presque personne. Les guesthouses et hôtels vont devoir licencier du personnel le temps des travaux et lui-même sait que son activité va être réduite.

 

 

Une bafouille

  1. sylvie

    le symptômes persistent…..Marie a attrapé la grenouillemanie ….et je saute et je saute :)
    merci de nous faire voyager un peu nous aussi

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