Our unique experiences in kiwiland (09-10/04)

IMG_5307rBon d’accord, on aurait pu faire ça en France, mais c’est tellement mieux en Nouvelle-Zélande. Au programme : traite des vaches et rebouchage de tranchée :-)

Marie & David as newly farmers (the milking experience)

Il est 5h, Paris s’éveille et nous aussi. Les Maggys (surnom des vaches, équivalent à Marguerite chez nous) sont prêtes pour la traite qui a lieu 2 fois / jour : une fois à 5h30 et une 2nde fois à 15h.

Chaque année, les vaches de Matt ont un petit, ce qui leur permet de donner du lait. Seules les femelles sont gardées pour renouveler le troupeau.

On prend un petit café, on enfile nos combis et nos bottes. On est prêts !

Matt enfourche sa moto cross et confie à David une jeep qui ne date pas d’hier. La transmission est manuelle. Heureusement, les vitesses sont dans le même ordre qu’en France. C’est parti ! On rejoint l’employé de la ferme qui est déjà sur le lieu de la traite. L’employé a une maison sur l’exploitation, c’est comme ça en NZ.

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Il y a 380 vaches au total (une exploitation moyenne en NZ en compte 350, je trouve ça énorme) mais comme c’est la basse saison, nous ne trayons que 260 vaches aujourd’hui. Chacune donne environ 7l de lait par jour en ce moment et lors du pic de lactation, chacune offre 20l de lait par jour. Matt vend à l’année 1,3 million de litres de lait / an. Impressionnant !

Les vaches sont disposées les unes après les autres sur 2 rangées. On peut traire 30 vaches à la fois. Nous jouons aux apprentis fermiers et installons la trayeuse sur environ 10 vaches chacun. Je crois qu’on n’a pas été d’une grande aide. Mais on a bien rigolé et Matt n’était pas le dernier. Il nous apprend à traire une vache à la main.

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Et quand la vache fait caca et que tu t’en prends un peu sur la main, ben tu t’essuies sur le cul de la vache 😉

Les vaches sont assez disciplinées, elles ne se laissent pas toutes faire mais ça se passe plutôt bien. La traite s’effectue en près de 2h.

Après la traite, vient le temps du nettoyage puis les vaches sont remises dans le pré (elles restent à l’année dans le pré) et nourries.

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Nous avons droit ensuite à être nourris nous aussi et avec du lait de ferme pardi ! Nous partons ensuite faire le tour de l’exploitation qui nous prend un bon petit moment. Matt a installé une tyrolienne pour ses enfants. Il est le 1er à nous montrer comment ça marche !

Nous rendons visite aux bébés vaches qui auront bientôt un an et ont été nourries pendant 10 semaines par Naomi avec le colostrum (lait de la vache juste après la naissance). Elles apprécient bien celle qui l’ont nourries on dirait ! On est accueilli à coups de beuglement et de gros pipis. Bientôt, ces vaches pourront elles aussi être mamans.

Nous sommes invités à déjeuner et à rester le temps qu’on veut chez eux :  « Make yourself at home » (faites comme chez vous). On se décide quand même à partir l’après-midi mais ça nous fait un pincement au cœur de les quitter.

Le job de Matt l’occupe 7 jours / 7 de 5h30 à 17h. Matt possède les vaches et quelqu’un d’autre a les champs (c’est courant en NZ). Tout le lait des vaches de Matt est collecté et vendu à Fonterra, énorme fabricant de produits laitiers (lait, beurre, crème, yaourt, poudre de lait…). Fonterra s’approvisionne auprès de 10 000 agriculteurs quand le numéro 2 des produits laitiers s’approvisionne auprès de 250 agriculteurs seulement.

Je demande à Matt pourquoi le lait est si cher en NZ (deux fois plus cher qu’en France), il nous explique que c’est parce que les agriculteurs ne reçoivent pas de subventions. La NZ est un intervenant important dans le monde laitier car ils ne consomment que 5% de leur production. Tout le reste du lait est exporté.

Deux mois dans l’année, Fonterra vient injecter un vaccin aux vaches. Elles secrètent ainsi un anti-corps et produisent un lait spécial qui est exporté en Asie. Ce lait est appelé stolle milk.

Voilà, vous avez suivi un petit cours sur les vaches et le lait !

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With a Dutch couple, 1ère expérience dans le BTP !

On continue notre trip vers la péninsule des Coromandel, vers le nord. Nous nous arrêtons à un doc-site gratuit pour y passer la nuit. A peine arrivés, un Hollandais de 72 ans (on le saura plus tard) frappe à la fenêtre de notre van : « je peux vous parler 5 minutes ?  Vous cherchez un endroit où dormir ?  Je vous propose de dormir sur mon terrain et de dîner chez moi. En échange, j’ai besoin d’un coup pour reboucher une tranchée avec des graviers. »

Ok, c’est parti ! Ce qu’on cherche avant tout dans notre tour du monde, c’est rencontrer des gens sympas, discuter, apprendre, s’ouvrir alors on est plus que chauds !

Sa femme Gerda et lui, John, ont émigré en Nouvelle-Zélande il y a 30 ans avec leurs 2 enfants, à l’époque âgés de 14 ans et 18 ans. « Il y a trop de monde en Europe. Ici, on est bien ». John a une culture incroyable. Même après 30 ans chez les kiwis, ils ont gardé leur accent hollandais. Ils ont construit leur maison et voyagent chaque année pendant 3 mois lors de l’hiver. Dans quelques semaines, ils s’envoleront pour le Sri Lanka, l’Inde du sud et les Pays-Bas.

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Bon, on n’est pas là pour rigoler, on a du boulot le lendemain. On passe 3 heures à 2 à reboucher la tranchée. Ca nous muscle le dos ! Et tout ça, sous la pluie ! Là encore, on est invité à rester tant qu’on veut chez eux. C’est vraiment chouette mais on est aussi là pour voyager alors on reprend la route en fin de matinée.

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Gerda et John ont un potager et plein d’arbres fruitiers. A notre départ, nous avons droit à notre dose de fruits de la passion et de raisin. Trop cool ! Cela complète notre collection  de fruits car hier, nous nous sommes arrêtés en bord de route acheter des feijoas, un petit fruit vert que nous ne connaissons pas encore. On se fait une cure de vitamines !

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Nous nous arrêtons à Tairua pour dormir. C’est galère dans la péninsule des Coromandel car le « freedom camping » est interdit partout (comprenez que c’est hyper encadré). Même où il y a des WC et un terrain, pas le droit. Du coup, on est obligé de s’arrêter dormir dans un « holiday park » qui nous coûte quand même 28$ la nuit (pas loin de 20€) juste pour poser notre van et profiter de quelques installations (WC, douche, cuisine).

 

4 bafouilles

  1. Taticline

    Dis donc Mariem, les vaches ont dû être ravies de te voir défiler dans l’allée avec ta robe de princesse…c’est la nouvelle collection automne/hiver ?

  2. pauline

    j’adore !!!, on voyage avec vous c’est trop bien 😉 bizouille

  3. claudia Girard

    Toujours aussi intéressant toutes ces découvertes, ces rencontres….super après la traite des vaches et les plaisirs de la nature vous allez pouvoir nous préparer pour…l’Amour est dans le pré….On vous attend, continuez à nous enrichir.

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