La mystérieuse plaine des jarres (18/01-19/01)

IMG_2958rSamedi 18  janvier

En guise de petit dej, nous mangeons des nouilles chinoises (ou plutôt russes) qui nous restent de notre expérience dans le transsibérien !

Nous embarquons dans un tuk tuk pour rejoindre la station de mini van de la ville où nous attend un véhicule pour nous emmener à Phonsavan. Ce trajet n’aura pas été  le meilleur de nos déplacements au Laos :

1/ Arrivés à la station de mini van, c’est le bazar. Les agences ont fait du surbooking, il y a plus de passagers que de places assises. Après 30 minutes et sûrement l’arrivée d’un mini van supplémentaire, les choses s’arrangent et  nous sommes prêts à partir. Comme pour tout déplacement en mini van ou mini bus, nous commençons par le plein d’essence.

2/ C’est vomito-party dans le mini van. Nous empruntons des routes sinueuses pendant 7h et certains Laotiens n’ont pas résisté. Heureusement, le chauffeur a plein de sacs à vomi :-) On a vraiment l’impression que les Asiatiques résistent bien moins que nous au mal des transports. Peut-être est-ce parce qu’on se déplace plus fréquemment en voiture et en bus qu’eux ? En tous cas, ils ignorent totalement les astuces pour ne pas avoir le mal des transports : ils mangent avant de monter dans le véhicule, ne regardent pas la route et dorment. Tout ce qu’il ne faut pas faire. De plus, comme ils ont zéro conscience écologique, ils jettent tous leur sac par la fenêtre. Classe !

Bref, après 7h de route, nous arrivons à Phonsavan et allons à la Jennida Guesthouse que nous trouvons sur notre chemin. C’est une guesthouse toute récente, propre, assez jolie.

Nous faisons un petit tour dans la ville qui, disons-le est moche. Elle est située le long d’une sorte de départementale. Les laotiens y sont très peu accueillants.

Nous allons au marché et sommes surpris par plein de « viandes » : des oiseaux que les laotiens déplument, des rats, des (ce que nous pensons être) écureuils, un rongeur qui ressemble à un furet, tous ces animaux étant morts et étalés sur le marché. Bon, moi je n’ai pas trop envie de manger ici.

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Dimanche 19  janvier

Nous louons des vélos à notre guesthouse. Les prix ont triplé depuis Vientiane. Ici c’est 30 000 kip (3€) la location à la journée contre 10 000 à Vientiane ! De manière générale, nous trouvons les prix élevés au Laos. Il est quasiment impossible de manger pour un euro, les guesthouses ont un rapport qualité prix loin d’être bon marché.

Les agences de voyage de Phonsavan proposent bien un package pour visiter les 3 sites de la plaine des jarres ainsi qu’un village qui produit du lao-lao, le whisky laotien pour 200 000 kips (20€). Ce prix inclut le transport pour un groupe, les entrées aux sites (45 000 kips) et une soupe de nouilles. Mais c’est très cher, nous refusons de payer 40€ pour une journée de visites dans un groupe. De plus, toutes les agences sont alignées, c’est rageant.  Pour l’un des pays les plus pauvres d’Asie du sud est, nous sommes surpris et un peu déçus.

David monte sur son beau vélo rose et moi sur le bleu. Nous sommes prêts à aller voir le site numéro 1 (et unique site que nous visiterons, les autres étant trop éloignés) situé à une dizaine de kilomètres de Phonsavan. Et c’est parti, nous enchaînons les montées et les descentes, c’est pas de tout repos ! En chemin, quelques camionneurs nous klaxonnent et nous sourient. Les laotiens en scooter ont tendance à nous regarder. Ils doivent se dire qu’on est fous. J’avoue que dans les côtes, j’aimerais bien avoir leur scooter !

Nous arrivons sur le site des jarres n°1. C’est le plus grand, 334 jarres sont éparpillées sur ce site. Peu de sites sont ouverts au public car il reste de nombreux obus et mines non explosés de la guerre 1964-73. Les jarres sont « posées » sur des centaines de kilomètres carrés autour de Phonsavan.  Pendant la visite, il faut rester sur le sentier balisé, c’est-à-dire là où les démineurs sont passés.

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Leur origine est inconnue, ça me fait un penser aux statues de l’Ile de Pâques (juste pour l’origine inconnue car je pense que l’Ile de Pâques est beaucoup plus impressionnante !). Personne ne connaît vraiment à quoi on servi ces jarres ni qui les a fabriquées. Certains parlent de jarres ayant servi à transporter de l’alcool de riz. D’autres disent qu’elles auraient servi d’urnes funéraires… Bref, à chacun sa légende ! Ce qui est sûr, c’est que les archéologues les datent entre 500 avant JC et 200 après JC.

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Vus les énormes trous d’obus sur le site, c’est assez impressionnant de voir que de nombreuses jarres aient résisté. La plus grosse des jarres pèse 6 tonnes et mesure 2,5 mètres. Certaines les mieux conservées contiennent de l’eau, d’autres de la végétation, d’autres encore des tétards, des araignées… Même dans les trous laissés par les obus, des arbres ont poussé, la vie a repris son cours.

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Nous rentrons du site des jarres et explorons la ville à vélo : temple, marché, habitations retirées de la route…

De retour à l’hôtel, nous nous faisons alpaguer par des groupes de lycéens qui suivent des cours de perfectionnement en anglais. Ils sont envoyés aujourd’hui dans les guesthouses pour pratiquer avec les touristes. Pour certains c’est la première fois qu’ils parlent anglais en dehors des classes ! Ils se débrouillent plutôt bien les bougres !

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4 bafouilles

  1. MARRAINE

    Quoi vous n’avez pas mange de rat!!! Vous n’êtes pas prêts de faire Koh Lanta!!!

  2. jesk

    Encore magnifique. Bizarre ce site. Avez-vous vu jean-michel?

  3. Sylvain ITOP

    Quelle barbe David ! Ça fait trop rêver ce voyage !

  4. Davu

    @Marraine : j’ai failli en acheter, mais je me suis souvenu qu’on avais pas de réchaud :-)
    @Jesk : arrête tes vannes pourries, tête d’amphore
    @Sylvain : saisis ta chance, tu as déjà la barbe, tu es donc prêt ! (prévois une tondeuse, c’est ce qui me manque en fait…) Sinon ça farte ?

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