La côte caraïbe : Bocas del toro et les gringos (24/07 – 26/07)

IMG_8607rUltime étape avant d’enchainer sur le Costa Rica : l’archipel de Bocas del Toro, qui promet d’être un petit paradis… Mais avant ça, faut y arriver !

Le bus nous dépose à Almirante où des taxis nous attendent pour nous emmener à l’embarcadère pour Isla Colon. On n’aime pas être pris en otage, on sent que ce coin est fait pour le tourisme comme on n’aime pas.

Pas le choix, on monte dans le taxi. 5 minutes plus tard, il nous dépose à l’embarcadère. Nous lui devons 1 dollar chacun (nous sommes 4 dans le taxi), la course est très chère payée mais ici tu négocies pas.

Le bateau, c’est pareil. 20 passagers montent à bord pour rejoindre Isla Colon (25 minutes de bateau) et on te demande 6 dollars par passager. Encore pas le choix.

Arrivés à Isla Colon, nous prenons un petit déjeuner. L’île est faite pour les gringo Américains. Tout est écrit en anglais et tout est relativement cher. On entre dans un resto qui sert des petits déjeuners. La fille me parle en anglais, je réponds en espagnol et elle continue en anglais. Pourquoi me parle-t-on anglais dans un pays où la langue officielle est l’espagnol ? ça me rend dingue. D’autant plus que j’entends lors d’une de ses conversations qu’elle parle espagnol. Y a que des Américains dans ce resto (en commençant par la proprio pas aimable et pas commerçante pour un sou).

Isla Bastimentos

Nous avons lu sur un blog qu’il y avait une île en face, Bastimentos, plus tranquille et moins touristique. Le blogueur la recommande vivement. On a décidé d’y séjourner. Un coup de bateau et 5 dollars chacun pour 10 minutes de traversée.

Pas tellement simple de trouver un hébergement : le 1er que l’on visite ne nous plaît pas et à chaque autre tentative de visite, il n’y a pas de proprio. Ils n’ont rien compris au tourisme ici. Pas de panneau, pas d’accueil, ça commence bien.

On finit par trouver un logement qui nous plaît : un bungalow avec vue sur la mer et hamac sur le balcon. Impossible de trouver le bouton pause pour le bruit des vagues par contre :-)

L’île n’est pas propre, les gens vivent dans des maisons sur pilotis et le dessous de leurs maisons est crade. Une vraie porcherie, ils laissent traîner plein de trucs, des ordinateurs, des animaux, des bouteilles vides, des déchets. Comme il a plu ces 6 dernières semaines, la mer a amené d’autres déchets et il y a beaucoup de boue. Bref, on se demande un peu ce qu’on fout là !

Le midi, on se trouve un resto sur pilotis avec des serveurs sympas. Ah, ça fait du bien ! Et la nourriture est bonne.

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L’après-midi, on grimpe en haut de la colline pour avoir une vue sur la mer et surtout parce qu’il y a une boutique qui propose du bon café et du bon chocolat (ils fabriquent eux-mêmes le chocolat). Pour la grimpette, il me faut enlever mes tongs pour marcher directement pieds nus dans la boue. Bon, ça vaut le coup parce qu’en haut leurs café et chocolat sont très bons et ils ont un petit coin de paradis parmi les fleurs exotiques et la végétation. C’est agréable et reposant.

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La nuit, des trombes d’eau tombent, de violents orages éclatent. Ben oui, c’est la saison des pluies ici. Pour la 1ère fois dans notre tour du monde, nous sommes bloqués par la pluie le lendemain. Ça n’arrête pas de tomber…

On reste dans notre chambre. Dommage, on voulait emprunter les kayaks du proprio pour aller dans la mangrove puis aller à la Red Frogs beach, apparemment superbe plage où l’on peut en plus voir des grenouilles rouges.

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Isla Colon

Le samedi, nous prenons un bateau pour Isla Colon. Cette fois, on a trouvé un commerçant qui nous propose la traversée à 3 dollars par personne (au lieu des 5 payés à l’aller).

Arrivés, nous suivons un gamin qui nous emmène dans un hôtel  qui semble bien à 1ère vue. On fait un tour dans le centre de l’ile : quelques boutiques, des restos, des cafés, des supermarchés. Le tour est vite fait quand même et si tu veux faire une activité, tout est payant : aller à la plage, faire du snorkelling… Bref, on n’aime pas cette île non plus. Il est où le paradis qu’on nous a promis ?

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En plus, notre hôtel, Aguamala hostal, pour que vous n’y mettiez jamais les pieds est pourri : pas de sommier sous notre matelas, juste une petite planche en bois qui ne fait même pas la longueur du lit, matelas monté à l’envers, ce qui fait qu’on sent les ressorts, proprios qui s’engueulent à 1h du matin et qui déménagent leur boutique située juste au-dessus à la même heure… Quel irrespect ! Ils mériteraient que leur hôtel soit fermé. Et pour couronner le tout, le dimanche matin, la réception est censée ouvrir à 8h. A 8h45, nous attendions encore les proprios pour aller prendre un bateau et filer au Costa Rica.

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La nuit n’a pas été bonne et la journée commence mal. On arrive à l’embarcadère (à plus de 9h au lieu de 8h) et il y a environ 3h de queue. Il y a un départ toutes les 30 minutes et plus de 150 personnes !!! On achète nos billets puis las d’attendre et un peu en stress (car on doit prendre plusieurs bus pour nous rendre au Costa Rica et on vient d’apprendre que les Costa Ricains avaient un jour férié le vendredi et sont venus en masse au Panama, il faut donc eux aussi qu’ils repartent), nous choisissons de nous rendre au Costa Rica via une agence. Certes c’est plus cher que par nous-mêmes (34$ via l’agence) mais on est sûr d’avoir des bus et tout est organisé.

A 12h30, nous prenons le bateau pour Almirante puis un mini-bus nous emmène à la frontière entre Panama et Costa Rica. Nous nous rendons au bureau d’immigration côté Panama et avons rapidement notre coup de tampon pour sortir du pays. Ouf, on n’aurait pas voulu rester.

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Vous l’avez compris, le Panama (pour ce qu’on en a vu) ne nous a pas du tout plu. C’est notre 1ère déception de tdm ! Seul le canal vaut le détour. Ça faisait des mois qu’on côtoyait des gens sympas, polis et accueillants, les Panaméens ne font pas partie de la tribu.

Nous pensions découvrir un pays qui commence à s’ouvrir au tourisme et réservant de bonnes surprises, ce n’est pas le cas du tout.

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