Susdai Cambodge ! (01/02-03/02)

IMG_3465rPassage de la frontière Laos-Cambodge : nos amis les douaniers ! (Samedi 1er février)

Notre séjour au Laos est terminé. Nous nous rendons aujourd’hui par voie terrestre à Phnom Penh au Cambodge.

Sam et le patron de la guesthouse nous déposent en barque à Nakasang. De là, nous devons prendre un bus qui nous fera passer la frontière et nous amènera jusqu’à notre destination finale : Phnom Penh.

Au lieu de partir à 9h30, notre bus part à 11h. La compagnie commence à faire monter les gens (en 1er, ceux qui vont au terminus, Phnom Penh). Ça commence déjà mal puisqu’il n’y a pas de place pour tout le monde. Ils trouvent quand même une solution pour les 4 personnes en « trop » et les transportent en mini-van jusque la frontière où ils devront effecteur un changement de bus.

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20 minutes après le départ, nous approchons de la frontière. Nous devons donc descendre du bus pour faire tamponner nos visas laos par les douaniers, faire notre visa cambodgien et le faire tamponner par les douaniers.

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Le douanier lao nous demande 2 dollars par personne pour mettre un coup de tampon sur notre visa. Devant nous, un suisse refuse de payer. Il est finalement obligé d’obtempérer. C’est de l’argent facile pour les douaniers vu le nombre de touristes qui passent par jour. On avait lu sur des blogs que certains refusaient de payer mais passaient en dernier voire n’avaient pas de coup de tampon sur le visa. On n’avait pas envie de se prendre la tête, on a payé.

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Nous parcourons quelques centaines de mètres qui séparent les douaniers cambodgiens des douaniers laos et sommes appelés, sans grande conviction je dois dire, au poste de « quarantine inspection ». Nous avions lu sur des blogs que c’était une « arnaque » pour récolter des dollars supplémentaires, ce contrôle n’étant pas du tout obligatoire pour rentrer sur le sol cambodgien. Nous les regardons à peine et filons faire nos visas cambodgiens.

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Le douanier lao nous demande 25 dollars alors que nous savons que le prix officiel est de 20 dollars et que le coup de tampon sur le visa cambodgien « coûte » 2 dollars. Attends, laisse-moi réfléchir 20+2, ça ne fait pas 25, c’est ça ? Ah, c’est encore du racket auquel on doit se plier ? Je râle en disant au douanier que le prix c’est 20 dollars. Il me répond « non, 25 mais tu n’auras pas à payer pour le coup de tampon ». Bon, ya pas le choix. On paie…

Nous remontons dans le bus, la route est assez mauvaise. Il nous en faut du temps pour arriver à destination.  Nous arrivons à 22h30 à Phnom Penh au lieu de 20h prévues.

Plein de tuk-tuks sont là mais comme nous avions réservé une guesthouse et que nous avons un plan de la ville, pas besoin d’eux. D’autant plus que cette fois-ci, le bus ne nous a pas laissés au milieu de nulle part, nous avons à peine 10 minutes à pied pour rejoindre la Malis Guesthouse. Nous sommes attendus par le personnel, ça fait plaisir.

A la découverte de Phnom Penh (Dimanche 2 février)

Mauvaise surprise ce matin : je découvre un gros cafard dans un des sacs plastiques qui se trouvait dans mon sac à dos. Le sac plastique était posé sur une étagère, bien fermé. Je m’approche de l’étagère et entend le sac remuer légèrement. Comme je ne venais pas d’y toucher et que le ventilateur n’était pas en marche, j’ai tout de suite pensé à un cafard (je rappelle qu’on a quand même eu 3 gros dans notre bungalow qui se sont amusés à se couler sous le matelas, mais on les a eus). Je vois alors la bête à travers le sac plastique, il est de taille.

Je demande à David de sortir le cafard du sac et de le tuer. On ne lui a pas laissé sa chance, à peine sorti du sac, David l’a assommé à l’aide d’une tongue puis j’ai renchéri afin d’être certaine qu’il était bien mort. Le clandestin s’était glissé dans un rouleau de papier toilette dans notre bungalow à Don Det au Laos. On avait pourtant fouillé tous nos sacs avant de quitter le Laos mais j’avoue ne pas avoir regardé dans le rouleau de PQ ! Bon j’espère qu’on ne fera pas d’autres découvertes de ce genre…

Nous faisons connaissance avec la patronne de la guesthouse : une femme de 55 ans née au Cambodge qui vit en Suisse depuis 40 ans. Elle a monté la guesthouse mais la fait gérer par une équipe très agréable. En Suisse, elle tenait un restaurant cambodgien. Elle est désormais en retraite et vient 2 fois par an au Cambodge.

Nous partons ensuite découvrir Phnom Penh : marché central, promenade le long des quais Sisowath qui bordent la rivière Tonlé Sap, dans les rues de Phnom Penh.

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Phnom Penh est une grande ville, traversée par plusieurs rivières dont le Mékong. Les rues forment un quadrillage et sont numérotées. Phnom Penh nous change du Laos, il y a de l’animation, la circulation est importante. Les rues sont assez sales, beaucoup de déchets jonchent le sol. La ville s’ouvre au modernisme : centre commercial de 8 étages, de nombreux immeubles gratte-ciel, des vrais magasins (pas des échoppes comme au Népal ou au Laos).

Au Cambodge, tout se paie en dollars. Ils ont aussi leur propre monnaie, le riel, mais on ne peut s’en procurer aux distributeurs. On acquiert des riels à travers le rendu de monnaie. Cependant, avoir des riels permet de mieux faire ses négos car en dollar, la plus petite unité est 1 dollar (pas de pièce en circulation, uniquement des billets). Pour la conversion 1 dollar = 4000 riels = 0,75€.

La 1ère impression que nous laisse Phnom Penh est hyper positive : les Cambodgiens sont souriants et gentils, beaucoup d’enfants nous font coucou en nous disant « hello ». Lors de notre promenade, nous passons près de carrés de pelouse sur lesquels sont assises des familles. Un papa me fait un sourire puis me demande en anglais d’où l’on vient. Nous continuons la conversation et me demande si nous pouvons prendre ses enfants en photo. On est trop content, on leur demande même de les prendre tous les 4 en photo. C’est surprenant, c’était juste pour le plaisir qu’on prenne ses enfants en photo, il ne nous a rien réclamé ensuite.

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Suite à cette 1ère journée, nous avons classé le Cambodge en top position du pays des sourires et de la gentillesse !

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Phnom Penh bis (Lundi 3 février)

Nous allons voir quelques anciens bâtiments coloniaux comme celui où se trouve la Poste centrale. Dans quelques années, il n’est pas certain que ces bâtiments existeront encore. Les Cambodgiens ne sont pas de grands sentimentaux pour cela et n’investissent pas pour la rénovation des bâtiments. On peut comprendre, vues les atrocités vécues sous le régime des khmers rouges, qu’ils préfèrent faire une croix sur le passé.

Nous allons ensuite visiter le temple Vat Phnom, situé sur une petite colline. Les touristes doivent payer 1 dollar l’entrée. Le temple est composé de plusieurs « étages ». A l’un d’entre eux, des statues de félins avec de la viande fraîche dans la bouche, c’est une offrande.

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A tous les étages, des vendeurs ont des cages remplies (même sur-remplies) de petits oiseaux. Ils attrapent ces oiseaux puis proposent aux gens d’en acheter un ou deux pour les relâcher. Quelle connerie franchement. Les oiseaux sont entassés. Ils sont libres puis attrapés pour être mis en cage puis relâchés pour peut-être être attrapés à nouveau. Ils proposaient la même chose au Laos.

A l’étage supérieur, le temple principal recueille de nombreuses statues de bouddhas. Les Cambodgiens viennent se recueillir et faire des offrandes. L’offrande est pour eux incontournable : fruits, argent, encens, fleurs de lotus, boissons, cierge… Sur chaque statue de bouddha des billets et des fleurs de lotus sont glissés. On ne sait pas bien qui récupère l’argent après…

Nous avons ensuite rempli une grande mission : nous rendre chez un coiffeur pour David. La coupe est à 2,50 dollars et la taille de la barbe est à 2 dollars. A ce prix-là, on ne négocie même pas ! J’immortalise le moment, cela fait plus de 3 mois que David avait été chez le coiffeur, il était temps !

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Nous voulions ensuite nous rendre au palais royal. A l’approche du palais, un jeune me dit que je ne pourrai pas rentrer car ma robe s’arrête au-dessus du genou. Je savais que je devais être couverte pour visiter un temple ou une pagode mais je ne pensais pas que c’était le cas pour le palais royal. Tant pis, on opte alors pour le S21, le musée du génocide. Pas de bol, on n’a pas l’adresse dans nos notes et lorsqu’on réussit à se connecter à un wi-fi, nous n’avons plus le temps de nous y rendre avant la fermeture. Finalement, c’est bien tombé car nous avons appris, en contactant notre chef de mission (notre mission humanitaire commence la semaine suivante), que nous visiterons avec le groupe le palais royal et le musée du génocide !

Nous allons dîner au resto Friends, resto caritatif qui œuvre pour la réinsertion des gamins des rues. Ce restaurant sert des tapas (au sens plus petites portions qu’un plat) créatives. C’est délicieux et en plus, nous faisons une bonne action !

 

 

 

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  1. Cousine Cecile

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