Bogota, on y reste plus longtemps que prévu ! (16/07 – 19/07)

IMG_8456rNous avons pris un bus de nuit pour rejoindre Bogota, capitale de la Colombie qui abrite plus de 8 millions d’habitants.

La route commence par une sérieuse grimpette. Nous suivons et croisons de très nombreux poids lourds. Je n’arrive quasiment pas à fermer l’œil de la nuit.

Nous arrivons plus tôt que prévu à la station de bus centrale de Bogota et devons prendre un taxi pour rejoindre notre hôtel Mr Warrot dans le quartier de la Candelaria. Je suis allée demander à la police qui contrôle la carte d’identité de chaque personne qui entre dans la station de bus, le métro (enfin pour nous c’est un bus) est loin, pas d’autres moyens que de prendre le taxi.

La candelaria

On fait la queue et un taxi nous emmène à Candelaria. Arrivés dans le coin, il n’a pas l’air de bien connaître les rues. Certes, elles ont été renommées mais il pourrait faire l’effort de les apprendre. On arrive à l’hôtel vers 6h30, on sonne et on réveille le gardien de nuit qui nous accueille très gentiment.

On a le droit de prendre notre chambre maintenant, trop cool, moi je vais faire un petit bout de nuit (et David aussi). Nous sortons ensuite déjeuner puis allons nous promener dans le quartier de la Candelaria, quartier d’affaires où se promènent plein de pingouins (des businessmen quoi). La rue est fermée à la circulation. On est étonné de voir autant de monde !

Sur les trottoirs, les Colombiens ont bien du mal à se pousser quand tu arrives en face et dans les files d’attente, c’est plutôt place au chacun pour soi. Beaucoup d’hommes, enfin surtout parmi les jeunes, ont une coupe à la punk !

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Nous visitons le museo del oro dont on nous a dit tant de bien. Grand bâtiment moderne expliquant comment l’or et autres métaux précieux étaient extraits et travaillés par les différentes civilisations depuis des millénaires. Le musée abrite une impressionnante collection d’objets fabriqués en or, souvent ciselés, bien travaillés. Les objets en or servaient surtout pour les chamanes et autres chefs pour leur bijoux personnels (colliers, boucles d’oreille, couronnes…) et effets personnels qui étaient enterrés avec eux. Les pièces sont faites avec une précision d’orfèvre. C’est incroyable ! Nous recommandons vivement ce musée à ceux qui passent par Bogota.

Le téléphérique

Le jeudi, nous prenons le téléphérique pour prendre de la hauteur. C’est l’attraction à touristes qui a été construite grâce à l’aide d’une société suisse. Il y a des jardins bien fleuris, c’est joli et surtout la vue permet d’admirer tout Bogota. On se rend compte que la ville est étendue mais vite rattrapée par les montagnes !

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En haut, il y a une église, un chemin de croix et des militaires. Nous redescendons par les escaliers (la montée comme la descente en téléphérique coûte quand même 8200 pesos soit 3,50€).

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Le musée Botero

Nous finissons nos visites de la journée par le musée Botero. Fernando Botero est un peintre et sculpteur colombien que j’aime beaucoup. Né à Medellin en 1932, il est toujours vivant et a fait donation de 123 de ses œuvres ainsi que des œuvres d’autres artistes au musée.

Ses œuvres se reconnaissent facilement : il a peint et sculpté des personnages (mais aussi des natures mortes et paysages) dodus. Botero dit lui-même « j’ai peint des personnages volumineux, pas gros. C’est pour leur donner de la sensualité ». La Joconde revisitée par Botero est célèbre tout comme ses couples de danseurs. Ses œuvres sont de grande taille et on apprécie beaucoup le musée.
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D’autres œuvres lui appartenant sont exposées. De nombreuses œuvres de peintres français et européens : Gustave Caillebotte, Picasso, Degas, Manet…

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On a accès à un autre musée (tout est gratuit) situé au même endroit et présentant des tableaux de différentes époques de peintres colombiens et latinos. Vraiment chouette ce musée !

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La Macarena

On va ensuite faire un tour dans le quartier de la Macarena. C’est un quartier moderne. On se mange une pizza dans la rue et, une fois n’est pas coutume, on finit la soirée dans un bar à boire de bonnes bières colombiennes ! La bière coûte à peine 1,50€, on comprend le succès de ce bar ! Ici, pas de bière pression. Les consommateurs enchainent les bouteilles. En fin de soirée, le serveur n’a plus qu’à compter les cadavres empilés sur la table pour calculer la note !

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On avoue être assez séduits par Bogota. On n’est pas arrivé avec une super image de la ville en tête et elle se révèle être une ville-capitale agréable, jolie et animée. Rien à voir avec Quito avec laquelle on n’a pas du tout accroché.

Le vendredi, on commence la journée par une balade à pied pour aller au centre commercial de Calima. Si on écoutait la proprio de l’hôtel, il faudrait absolument prendre le bus mais en 30-40 minutes, on y est. Les Colombiens, toute comme la plupart des sud-Américains sont assez fainéants côté marche à pied.

Bref, on arrive au grand centre commercial dont une partie « el patio de comidas » est dédié à a bouffe, ça se fait beaucoup en Amérique du sud, ça fait presque tout un étage. Les boutiques du centre commercial sont sympas, je craque sur une robe en soldes, style indien, que David m’offre pour mon anniv.

Le quartier d’Usaquen

On prend ensuite le métro (qui est tout simplement un bus, le nom vient sûrement de Métropolitain) et nous allons dans le quartier d’Usaquen, ancien village devenu quartier bohème de Bogota et qui plaît bien aux expats.
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On tombe de nouveau sur un centre commercial, Hacienda Santa Barbara, classé aux monuments historiques. Le centre est beau et grand. On s’arrête déguster des churros au chocolat pour le goûter, on fait un tour dans le centre et miracle, enfin on trouve une poste !! Ils ne connaissent pas ça les Colombiens ! Quand j’ai demandé à la proprio de l’hôtel si elle savait où se trouvait la poste, c’est comme si je lui parlais d’une autre planète « ah non, ici on envoie des mails. Ah oui, une carte c’est un support avec une photo et tu l’écris ». Oui, c’est ça, t’as bien compris. Je crois que la proprio est parfois dans son monde d’artiste (elle a créé son agence d’événementiel artistique à destination des entreprises avec son mari il y a 7 ans). Bref, elle ne sait pas me renseigner.

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On sort du centre pour découvrir Usaquen, c’est tranquille, branché, il y a des vendeurs d’artisanat dans la rue et surtout plein de restos et bars (mais pas dans notre budget). Les maisons sont chouettes, bien gardées. On comprend que les expats apprécient le quartier.

Au lieu de prendre le bus de nuit le vendredi pour Medellin, nous prolongeons d’une journée notre séjour à Bogota car Medellin ne nous fait pas très envie (on doit y prendre notre avion pour le Panama).

On souhaitait profiter de notre samedi et aller dans 2 quartiers, les quartiers T et G, par lesquels nous étions passés en bus mais il y a tellement de monde, que nous abandonnons l’idée et trainons dans un autre quartier de Bogota.

Le musée de l’indépendance

La proprio nous a conseillé le musée de l’indépendance. Cet événement sera commémoré demain. Elle a eu lieu le 20 juillet 1810. Nous y allons et sommes super déçus. Le musée est fouillis, nous n’apprenons pas grand-chose sur ce qui a mené à l’indépendance, qui en fut le leader… Le musée parle de la colonisation d’autres territoires du monde, nous montre une maison sans qu’on comprenne à quoi elle a servi. Nous aurions aimé qu’on nous parle de Simon Bolivar qui a participé de manière décisive à l’indépendance de la Colombie (tout comme à celle du Pérou, de l’Equateur, de la Bolivie, du Panama et du Venezuela). Dommage, on sort un peu frustrés du musée.

On va se prendre un bon café dans un bar. Ici, au lieu d’une cuillère, ils te servent le café avec une petite paille. Ça nous est arrivé très souvent en Colombie mais c’est le 1er pays d’Amérique du sud où l’on voit ça, original mais pas bête !

On rentre à l’hôtel et on attrape un taxi direction le terminal central de bus où nous achetons deux billets pour le bus de 20h (30 minutes après notre arrivée, ça c’est vraiment chouette).

2 bafouilles

  1. Taticline

    David, quelle idée de sauter sans parachute au-dessus de Bogota, tu veux faire trembler ta mère ou quoi ?

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