Bienvenidos a San Agustin : con mucho gusto y a la orden ! (09/07 – 12/07)

IMG_8241rNous voilà à San Agustin. Nous allons à la Casa del Japones (une hostal tenue par un Colombien comme son nom ne l’indique pas) située légèrement en dehors du centre.

Notre chambre a une superbe vue sur la nature et nous avons droit à un hamac sur le balcon !

Par-ci par là de jolies plantes bien vertes décorent le jardin et nous embaument les narines d’effluves stupéfiantes… C’est que nous sommes dans le berceau de la production de cannabis !

 

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Nous passons l’après-midi à arpenter la ville, pas bien grande, que nous connaîtrons bientôt en long, en large et en travers. Il y a beaucoup de maisons qui ont de jolis balcons colorés en bois.

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Le lendemain, nous faisons une grasse matinée, nous sortons quand même déjeuner et retournons glander à la Casa del Japones. Heureusement qu’on n’a rien prévu car il pleut toute la journée. De début juin à mi-août, c’est la saison des pluies et c’est pas comme en Asie en période de mousson  où il pleut intensément pendant une heure et c’est fini, là c’est une pluie continue !

On dîne dans un resto mi-mexicain, mi-local. Il est tenu par un Mexicain qui est en ce moment à Bogota. On est accueilli par un gentil Colombien, Jesus,  qui a fait des études de cuisine, c’est donc un chef (on trouve ça dommage qu’il n’exploite pas mieux son diplôme) qui nous fera un abrazo (une embrassade) lorsque nous partirons. Nous faisons aussi connaissance de son ex-compagne, Cecilia, qui est en cuisine.

Dans les magasins comme dans les restaurants en Colombie, nous sommes toujours accueillis par un « A la orden » (qu’on traduirait par « à votre service »). Dès qu’on les remercie ou qu’on leur dit que c’était bon, on a droit à « con mucho gusto » (de rien, avec plaisir). Dans l’ensemble, les Colombiens sont gentils et accueillants.

L’après-midi, alors que nous avons un petit creux et que nous voulons manger notre dernier paquet de cookies, David découvre que nos ccokies ont été entamés par une petite gourmande, une souris. Pas de doute, le paquet est grignoté et les 2 premiers cookies ne sont plus entiers. Nous décidons de mettre les cookies dans un cendrier pour observer la coupable qui ne tarde pas à venir.

La nuit, à 2h30, elle nous rendra de nouveau visite, dans notre chambre. Elle fouille dans nos sacs plastiques, plus exactement dans ceux ou des paquets vides et remplis de cookies avaient été mis. La souris la nuit, ça fait du bruit et c’est chiant. Tu la repères, elle part puis elle revient quelques minutes plus tard. C’est petit mais ça sait se faire entendre !

Balade à cheval : à la découverte des sites archéos

Le vendredi, nous comptons sur un temps sec pour faire une balade à cheval et visiter des sites où ont été sculptées des pierres : la Chaquira, La Pelota y el Purutal. On n’est pas trop rassuré au début de la balade mais il est quasiment impossible de la faire à pied tellement il y a de boue et les distances sont importantes.

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Nos chevaux sont sympas, moi sur Emeliano et David sur Carmela. Ils connaissent bien le chemin. Mon cheval veut toujours être premier. Ils gèrent plutôt bien et prennent leur élan avant de grimper les côtes et on a alors le droit à un p’tit galop.

Nous commençons par le site de la Chaquira (son nom fut donné par une plante qui proliférait à l’époque). Nous devons descendre pour le voir car il est en pleine nature entre cascades, rio (fleuve) Magdalena et plants de café.

3300 ans avant JC, une civilisation a sculpté quelques roches dont l’une qui est encore nette où l’on voit la représentation du soleil et d’un chaman. Là où se trouve cette sculpture est un lieu plein d’énergie où le chaman priait et invoquait les astres.

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Comme hier à l’hôtel, le guide nous propose d’aller voir de plus près le procédé de fabrication de la cocaïne. Il nous dit que des touristes qui ont déjà consommé sont intéressés pour voir le procédé et qu’après, bon nombre prend conscience de tous les produits chimiques qui sont utilisés pour fabriquer de la cocaïne et arrêtent d’en consommer…

Il nous demande si on est intéressé afin qu’il organise la petite visite, nous lui répondons « no, gracias ». On ne sait jamais ce qui peut se passer. Il suffirait que le producteur te balance à la police et on ne pourrait pas rentrer en France, on finirait dans les prisons colombiennes… On s’en tiendra à ce qu’on a déjà vu dans les reportages.

Nous continuons vers le site de la Pelota où sont présentées 3 sculptures : un aigle tenant un serpent dans la bouche, une statue couchée, et une représentation féminine. Les sculptures dateraient aussi d’il y a 3300 ans. Le lieu originel des sculptures se trouve 50 mètres plus haut. Elles étaient toutes couchées.
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L’aigle représente le monde d’en haut et le serpent celui d’en bas. La statue couchée est sujette à diverses interprétations : certains disent un crocodile, d’autres un phallus.

Quelques mètres plus loin, le site del Purutal où apparaissent de nouvelles sculptures d’une civilisation plus récente (au VIème siècle après JC). C’est le lieu originel de 2 sculptures faites en couleur, découvertes en 1984 et 1985. A gauche, un chaman qui tient dans sa main droite un couteau et de l’autre un bébé prêt à être sacrifié. A droite, une femme avec un bébé dans les bras, bébé qu’elle va offrir pour le sacrifice. Au milieu, des gardiens (sans couleurs).

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Les couleurs sont d’origine et sont faites grâce à la sève colorée des arbres. Mélangée à des minéraux, la couleur est vive (jaune, rouge, blanc…) et dure dans le temps. Le guide nous montre l’un des arbres à peinture, incroyable. Tu le tailles et de la peinture jaune vive sort !

Derrière ces sculptures, il y a la tombe du chaman qui était enterré avec ses bijoux et ses effets personnels pour sa prochaine vie. On ne l’a pas encore revu, paraît-il !

Avant de reprendre nos Jolly Jumper pour rentrer au village, nous buvons un jus d’orange frais délicieux. Les oranges sont bien mûres, juteuses et sucrées. On fait le plein de vitamines !

Après 4h de balade, nous rentrons sous la pluie. Le passage en pleine nature parmi les sites était chouette ! Nous prenons une douche et nous changeons pour aller déjeuner. La pluie continue une bonne partie de l’après-midi, nous remettons au lendemain notre visite du parc archéologique.

L’après-midi, David découvre que Speedy Gonzalez a informé sa copine qu’il y avait le goûter chez nous et voit alors 2 souris. J’avoue, c’est sympa de les observer venir chercher les cookies près de nous. Elles sont toutes petites, toutes mignonnes. On s’y attacherait presque. Néanmoins, on se demande vraiment ce que fout le chat de l’hôtel. Ça sert pas à manger les souris un chat ?

Nos petites copines jouent encore dans nos sacs plastiques à 6h45 le lendemain. Elles escaladent une boîte, elles se faufilent dans un sac, elles sont marrantes mais elles ne pourraient pas choisir un autre moment pour venir jouer dans nos sacs. Elles ont pas encore compris qu’il n’y avait plus rien à manger ?

Elles sont quand même futées : on en voit une qui était grimpée au rideau de la chambre pour atteindre le rebord de la fenêtre, passer entre les vitres coulissantes et atteindre nos miettes de petit déjeuner ! Elle nous a bien fait rire. Ce matin-là, David a découvert une 3ème souris :-)

Bon, on a fini d’observer les petites souris, on fait nos sacs et on part à pied visiter le parc archéologique de San Agustin. Il nous faut 1h pour y arriver, l’entrée coûte 20 000 pesos (18€).

Le parc archéologique de San Agustin

Dans ce parc, nous découvrons de nouvelles sculptures d’anciennes civilisations, datant pour certaines de 3500 ans avant JC et d’autres du 1er siècle après JC. Les lieux que nous découvrons ont d’abord servi de lieu de vie puis de cimetières.

Chaque « mesita » que nous découvrons est un ensemble de tombes (ils enterraient déjà leurs morts à l’époque) et de sculptures. Le nom de mesita, petite table en espagnol, a été donné car, au-dessus de chaque ensemble de sculptures, il y a un énorme rocher plat posé sur leurs têtes.

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Plus loin, nous arrivons à « la fuente de las lavapatas », source qui servait pour des rituels. Dans cette source, il y a plusieurs piscines et des dessins sculptés dans la pierre (serpents, hommes, têtes…).

Nous visitons aussi « el bosque de las esculturas » (forêt de sculptures) où sont exposées et conservées grâce à un toit des sculptures assez variées tant en termes de représentations faites que d’époque de création.

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Dans le musée situé à la sortie du parc, des explications sont données sur les paysans et archéologues qui ont découvert et fait sortir de la jungle ou de la terre ces sculptures. Pas d’explications sur les civilisations qui les ont créées ni sur les motifs de création. A mon avis, les historiens et archéologues n’en savent pas grand-chose !

Nous redescendons à pied dans le centre et déjeunons chez nos amis Jesus et Cecilia pour leur dire au revoir. Jesus n’est pas là mais Cecilia nous accueille et se souvient bien de nos prénoms. Elle nous offre le dessert puis nous emmène chez Jesus pour lui dire au revoir. Très content de nous voir (enfin semble-t-il), il nous prépare une délicieuse infusion faite de miel, d’herbes (quelles herbes ?) et de fruits. Nous faisons une photo souvenir avec eux puis retournons à la Casa del Japones chercher nos sacs.

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Nous achetons une petite douceur locale, la « dulce de pata« , fabriquée par les matrones du coin (sous les aisselles ?). Il s’agit d’une pâte couleur caramel et sucrée, servie dans un petit verre. Verdict : c’est pas terrible, limite écœurant dès la deuxième cuillère ! Quand on sait comment c’est fait : il faut faire cuire une patte de boeuf longtemps pour en récupérer la gélatine. Miam !!

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Nous filons ensuite prendre un colectivo pour Pitalito (1h de trajet) et de là, nous prenons un bus pour Armenia.

 

 

2 bafouilles

  1. guerin sylvie

    et bien , heureusement que mamie nicole n’était plus là ! :)
    toujours aussi passionnant de suivre vos périples

  2. MIMI

    pas mal de faire un élevage de souris!!!! les photos sont superbes

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