Jour 10 : Hue et bus pour Da Nang

Nénuphars

Nénuphars

Encore un lever matinal pour la suite des visites. Avant de partir, je me commande à nouveau une crêpe banane chocolat pour le petit déjeuner.
Nous demandons à récupérer nos vêtements qui ont été lavés à l’hôtel. Nous ne nous en apercevons pas de suite mais nous avons récupéré 2 vêtements qui ne sont pas les nôtres et en avons perdu 2 ou 3. Comme quoi, il faut toujours vérifier ici.

La citadelle

La citadelle

Nous partons en bus direction l’ancienne citadelle, construite au 19ème siècle. Une grosse partie a été détruite par les Français en 1947 (ce que le guide n’a pas manqué de nous rappeler toutes les 5 minutes) ainsi que par les Américains. C’est en restauration, il y a bien du travail car cela a brûlé.
Nous voyons le sceau royal, enfin sa reproduction qui est énorme.
Au coeur de la citadelle, il y a la cité pourpre interdite, zone réservée à l’empereur.

Nous nous dirigeons ensuite vers le jardin Phu Mong. La propriétaire est absente et ne sera là que vers 11h. Heureusement, nous pouvons revenir.

La pagode

La pagode

Nous enchaînons alors sur la Pagode Thien Mu ou de la Dame Céleste. On y trouve la voiture d’un bonze qui s’est immolé par le feu en 1963. Ceci pour protester contre la répression imposée aux Bouddhistes par les autorités du sud.
Malgré son immolation, son coeur serait resté intact, en raison de sa sainteté.

Nous assistons ensuite à une sorte d’office bouddhiste avant le repas des moines.

Bonzes bouddhistes

Bonzes bouddhistes

Les moines « adultes » sont habillés en orange et sont assis. Les futurs moines sont habillés en gris, sont rasés et ont gardé une grande mèche de cheveu qu’ils mettent derrière leur oreille. Ils ont une dizaine d’années et assistent les bonzes. Ils prient et chantent avant de manger en silence.
Des croyants bouddhistes sont en train de prier avec eux.

Jack fruit

Jack fruit

Direction le jardin Phu Mong. Le guide nous présente les différents arbres et fruits typiques du Vietnam. Nous apprenons que la canelle est en fait l’écorce d’un arbre et nous voyons de nombreux autres fruits : banane, pomelo, kaki, mangoustan, durian (fruit qui pue et apparemment pas très bon mais apprécié des Vietnamiens)…

A noter que les touristes asiatiques sont plutôt du genre mal éduqués parfois. Ils parlent assez fort et surtout, hier une Asiatique m’est complètement passée devant (limite en me bousculant au cas où je ne laisserai pas passer) pour prendre le bateau et aujourd’hui c’est au tour d’un Asiatique pour rentrer dans le bus.

La pagode encore

La pagode encore

Pour déjeuner, nous allons dans un resto japonais. Je me tente les sushis avec du jus de passion. David commande du calamar farci au porc et légumes avec jus d’avocat. Tout ça est bien bon !

Nous prenons ensuite le bus pour Da Nang (105 km, 2 bonnes heures de route bien cahoteuse). Comme d’habitude, le nombre de personnes présentes dans ce mini bus dépasse le nombre de personnes autorisées, mais on n’est plus à ça près !

A 16h, nous arrivons à Da Nang. Les Américains se sont servis de Da Nang comme base aéronavale pour certains bombardiers pendant la guerre. Il y aurait de nombreux réfugiés de la guerre. Le développement de la ville a commencé dans les années 50.
Nous nous faisons directement accoster par un « rabbateur » d’hôtel et plusieurs taxis.
Nous avions repéré, une fois n’est pas coutume, un hôtel dans notre guide. Hôtel 3 étoiles avec piscine, alléchant !
Nous devons marcher près de 30 minutes pour arriver à l’hôtel, nous sommes contents de le trouver. Notre joie est cependant de courte durée. Le réceptionniste nous annonce qu’il a des chambres à 33$.
Je lui demande alors s’il y a bien la piscine. Il me répond « I am very sorry but we don’t have a swimming pool ». Nous aussi on est sorry tellement on est dégoûté !

Du coup, nous cherchons un autre hôtel. Nous en trouvons un, Lan Phuong à 14$ la nuit. La réceptionniste ne parle pas anglais, pas facile.
Lorsque nous lui demandons les codes d’accès wi-fi, elle peine à comprendre. Elle finit par nous rentrer l’adresse internet de l’hôtel pour code ! Elle nous rappelle en nous disant qu’elle a le code. Au lieu du code, c’est le portable du boss qu’elle nous file !
Nous n’avons pas internet certes mais en attendant, on se marre bien !

Nous dînons dans un petit resto de la rue. Le boss nous fait comprendre d’emblée qu’il ne parle pas un mot d’anglais et qu’il va falloir lui montrer avec le doigt ce que nous voulons.
Ce que nous faisons et nous nous régalons pour 40 dongs (1,5€) à 2.

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